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[02/10/02]
La beauté de l'être cher. Dans: Champ psychosomatique, 2002, 26, 127-139

[24/09/02]
L'identité narrative. Une reprise à partir de Freud de la pensée de Paul Ricoeur. Labor et Fides, Genève, 2001


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Critique ajoutée le 02/10/02

La beauté de l'être cher. Dans: Champ psychosomatique, 2002, 26, 127-139 par Nina de Spengler

Dans un numéro passionnant de "Champ psychosomatique" intitulé "Beauté du corps", Nina de Spengler travaille ce sujet dans le cadre de la séance psychanalytique. Elle établit un lien dont l'évidence n'a d'égale que la difficulté qu'on a pour le décrire: la beauté en effet a l'apparence charnelle, mais c'est d'affect dont il s'agit. C'est l'être cher qui est beau, comme dit Nina de Spengler dans son intitulé, c'est-à-dire celui qui est investi de libido. Du coup, la beauté peut s'accompagner autant de bonheur que de malheur, et c'est ce dernier qui amène les patients à sa consultation où l'on découvre mère et fille piégées par le phallique aux dépens du génital, amant dévoré par l'idéal de l'amante. L'auteur complète son approche clinique par deux références littéraires très démonstratives qui corsent encore l'enjeu: faute de castration génitalisée, la fragilité narcissique peut mener à la mort.
L'article indique, malgré son caractère agréablement condensé, quelques instants mutatifs d'une analyse où sont repérées les possibilités d'intégration pulsionnelle qui vont permettre d'ouvrir l'impasse: l'analité démontre ici toute son utilité. La réflexion est complétée par des références en forme de dialogue à quelques grands analystes, démontrant combien il est important de faire travailler la référence plutôt que de s'abriter derrière elle.
De plus, ce texte me semble répondre à ce que je tentais de faire sentir dans mon récent article de Tribune psychanalytique 4: Le plaisir, le phallique et le génital: on y distingue bien les périls de la position phallique dont les liens avec la beauté sont patents, ainsi que le passage à la position génitale à travers l'assomption de l'analité.
Pour conclure, disons que le caractère ouvert de la réflexion de Nina de Spengler, la fluidité de ses illustrations, permettent de s'avancer sans déplaisir dans un thème fascinant et pourtant très inquiétant. O.Bonard


 

 
     

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