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PRÉCÉDENTS COLLOQUES NEUVIÈME COLLOQUE PRÉSENCES MERCREDI 22 AVRIL 2009 À 20H: PROJECTION à la Cinémathèque suisse du film « La Forêt de Mogari »de Naomi Kawase (2007), présenté par Roland Cosandey
JOSEPH LUDIN lieu du colloque: mercredi: Cinémathèque suisse, Lausanne samedi: Université de Lausanne, Le
concept winnicottien de « holding » met en arrière l’acte de
l’interprétation et ainsi la construction et l’invention du sens. Le «
holding » tout en étant fondé sur une présence physique et sensuelle,
peut être considéré à la fois comme « producteur » de la présence. Il
reflète une expérience fondatrice de l’Homme dans sa première enfance.
La présence de la mère comme complétude touche celle du bébé dans sa
désaide, image de la première solitude et du manque infinie. Nous
considérons cette rencontre psychique à travers des différentes figures
de la présence comme la couche la plus ancienne de l’échange
transférentiel. Nous
proposons de revenir sur les questions de l'absence et de la présence
chez Max Ernst. Au Rendez-vous des amis (1922), qui est un portrait de
groupe des surréalistes pose des problèmes considérables
d'interprétation. Ernst devait reconnaître lui-même, tardivement, que
son oeuvre avait quelque rapport avec la figure paternelle. Enfin, elle
puisait clairement, d'un point de vue formel, à l'art de Raphaël. Nous
tenterons de montrer que, sous ce jeu de références complexes, la
composition de Raphaël est construite autour d'une figure absente,
invisible, et en même temps présente parce qu'entourée et couronnée par
les surréalistes. Ernst, on le sait, était un lecteur de Freud, et
notamment du Freud qui s'était penché sur le cas de Léonard de Vinci
qui dissimulait dans ses oeuvres des figures à la fois invisibles et
présentes. >> Prix du colloque: 130 francs, collation
de midi comprise Les participants habituels recevront un courrier postal. HUITIÈME COLLOQUE - MÉTAMORPHOSES
JEUDI SOIR 20 SEPTEMBRE À 20H « THE
PICTURE OF DORIAN GRAY » JEAN-CLAUDE ROLLAND L’analyste est souvent surpris, après un temps d’analyse, par l’intervention chez l’analysant d’un personnage qui est le siège d’une véritable mue et qui bouleverse : le corps, inquiétant étranger et témoin fidèle d’une histoire personnelle. H.Bridy En Grèce ancienne, la métamorphose,
le passage d'une catégorie à une autre se fait le
plus souvent brusquement, sans transition. Cette différence
révèle un autre mode d'appréhension du temps.
L'intérêt de ces mythes dans leurs versions narratives
et figuratives, outre le charme propre de ces histoires, est qu'ils
ouvrent sur l'imaginaire collectif des Grecs dont ils révèlent
certains aspects : une conception mouvante du monde, malgré
les classifications des savants et des philosophes, la relation
de l'humain aux autres espèces et éléments
de l'univers, les relations entre les sexes, la conception de
l'hybridation etc. Dans la situation analytique, l’irruption fulgurante, diabolique, des objets oedipiens se manifeste, comme dans le rêve, par l’investissement multiforme des formations fantasmatiques formellement anéanties par le refoulement. Il s’agit plus d’un travail de recréation que de déguisement auquel Freud a semblé réduire ce processus. La notion de métamorphose, par sa portée poétique est ici bienvenue. J.-C. Rolland
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